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Par rapport à la crise au nord du pays, IBK persiste et signe : "Pas d’indépendance, pas d’autonomie"

A l’issue de son séjour de 48 heures à Dakar, le président IBK s’est voulu ferme comme à l’accoutumée sur la lancinante question de la rébellion au nord du pays.

C’est ainsi que devant la presse sénégalaise, il a affirmé sans équivoque: » Pas d’indépendance, pas d’autonomie « . C’est donc un message très clair adressé aux indépendantistes du MNLA, à leurs acolytes ainsi qu’une partie de la communauté internationale.

 


Dans un entretien accordé à la RTS (la télévision publique du Sénégal), le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, est revenu sur la situation qui agite le nord du pays qui connait une situation de  » ni paix et ni guerre « .

Pour les revendications formulées par les rebelles relatives à l’indépendance ou à l’autonomie, IBK a indiqué que cela représentait une  » ligne rouge « . Ainsi, il n’entend pas céder un centimètre du territoire aux groupes armés. Pour lui, la seule solution qui vaille c’est le développement des régions du nord en y intégrant des projets socio-économiques structurants.

Le président IBK a également accusé le MNLA de  » duplicité « . Pour lui, ce mouvement appelle à des négociations et, au même moment, il tente de se réarmer en Russie après avoir été bouté de son dernier bastion, en l’occurrence Kidal.

A l’endroit de la communauté internationale, le président de la République s’est voulu on ne peut plus clair en déclarant :  » Il faut que la communauté internationale sache ce qu’elle veut. Nous, nous savons ce que nous voulons. Pour nous, il ne saurait y avoir d’alternative pour la paix « .

Une allusion claire à la France notamment dont le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a récemment fait savoir l’insatisfaction de son pays quant au processus de réconciliation. Pourtant, il est très loisible de constater que le blocage du processus est imputable aux groupes armés qui ont toujours manifesté leur mauvaise foi.

C’est dans ce cadre que malgré les concessions faites par le pouvoir malien, les groupes armés refusent de se conformer aux dispositions de la résolution 2100 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que celles de l’accord préliminaire de Ouagadougou relatives à leur cantonnement et leur désarmement.

Visiblement, sur ce point, IBK et Macky Sall sont sur la même longueur d’onde, car ce dernier prône également l’intégrité de son territoire face aux revendications des indépendantistes casamançais.

Massiré DIOP

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